Beaucoup
d'équilibre de couleurs et de formes, de solides rondeurs ponctuées
d'arêtes vives, des tracés anguleux que de subtils fondus adoucissent.
Qu'il
est tentant d'entrer dans le jeu de l'interprétation.., et pourquoi pas,
si c'est un atout pour l'approche affective?.., terre de Sienne, ocres déclinés
dans tous leurs états, suggérant là l'automne, ailleurs des
citadelles, des rochers, des falaises, des temples, des ruines?... Va savoir,
Et
puis c'est l'eau, souvent salée, mais pas toujours... dans des jeux savants
de bleus et de verts, des révélations de nuances fugaces, des transparences
qui livrent à l'il les mystères de ses profondeurs. La richesse
de ses chatoiements nous fait rêver de gemmes, nous offre opales, rubis,
améthystes, saphirs.., et le regard, sans transition, soudain accroché
par quelques traits noirs à peine suggérés, fait sur ces
mêmes eaux flotter en imagination d'improbables bateaux,
Fusion
latine et méditerranéenne, oui et presque dans les extrêmes
c'est le goût de la fantaisie festive dans le mouvement dansant léger
et coloré du défilé du Dragon, dans la présence joyeuse
et inopinée des personnages de la Commedia dell'arte,.. C'est l'aptitude
antique à traduire le malheur, dans l'expression de la catastrophe écologique,
ce tableau si grave où le noir le dispute à la rupture des formes,
dans un univers de bleus froids de tragédie...
C'est
tout cela, la peinture de Kakou, et bien plus, évidemment, mais à
chacun son oeil et sa sensibilité,,,
Anny
Caron-Galan